FOCUS – STADE MONTOIS

Publié le 18/04/2026

Ce dimanche, le Stade Montois se déplace à Lescar pour un choc au sommet de la poule F de Régional 2. À quatre points du leader, les Jaunes et Noirs ont rendez-vous avec leur destin. Leur capitaine, Yannick Soubieille, nous livre les coulisses d’une saison réussie et les ambitions d’un groupe qui y croit.

Ils ne font pas de bruit, mais ils sont là. Bien là. Depuis le coup d’envoi de cette saison de Régional 2, le Stade Montois s’est installé discrètement mais solidement dans le haut du classement de la poule F. Troisièmes au coup d’envoi de cette 19ème journée, les Montois affichent un bilan qui force le respect — d’autant plus que la saison a démarré dans l’incertitude. Nouveaux dirigeants, nouveau staff, plusieurs jeunes lancés dans le grand bain… « C’était encore un nouveau chapitre qui s’ouvrait », résume Yannick Soubieille, le capitaine. Un chapitre qui s’écrit, visiblement, en belles lettres.

Un choc, un tournant

Ce déplacement à Lescar n’est pas une rencontre comme les autres. Le leader de la poule, invaincu à domicile, accueille un poursuivant qui n’a plus rien à perdre — et donc tout à gagner. Quatre points séparent les deux équipes. Une victoire montoise ramènerait l’écart à une seule longueur, relançant complètement la course au titre.

Soubieille ne s’en cache pas : « Ce match dictera la fin de notre championnat. Si nous gagnons, nous revenons à un point et ils devront faire un sans-faute pour ne pas nous laisser revenir sur eux. » Le message est clair. La balle — au sens propre comme au figuré — est dans le camp montois.

Chasseurs, pas chassés

Ce qui frappe dans les mots du capitaine, c’est l’absence de pression, cette sérénité assumée d’un groupe qui sait où il en est. « Nous n’avons rien changé à notre semaine de travail. Ce ne sont pas des matchs difficiles à préparer », confie-t-il, avant d’ajouter avec un sourire en coin : « Tout le monde sait que c’est plus difficile d’être chassé que d’être chasseur, même si je préfèrerais être à leur place au classement. »

Le Stade Montois se présente donc en prédateur libéré, sans l’étiquette du favori, avec toute la liberté que cela procure. Une position idéale pour créer la surprise.

L’identité avant tout

Si les résultats sont au rendez-vous, c’est aussi parce que le groupe a su construire une identité forte depuis la reprise estivale le 23 juillet. La mayonnaise entre joueurs expérimentés et jeunes talents a pris vite — « très vite », insiste le capitaine — mais c’est surtout le projet de jeu qui fait la fierté du vestiaire montois.

« Notre grande force reste sans aucun doute notre volonté de toujours proposer du jeu, que nous cultivons depuis le début de saison, peu importe l’adversaire et la compétition. » Une philosophie qui a parfois coûté cher, reconnaît Soubieille, mais que personne au club ne songe à abandonner. Jouer, toujours jouer. Gagner en jouant bien. C’est l’ADN du Stade Montois version 2025-2026.

Le capitaine et le détail qui fait basculer

Dans les grands rendez-vous, le rôle du capitaine dépasse le brassard. Soubieille l’a bien compris. « Au-delà du rôle de capitaine, c’est surtout mon expérience qui doit servir. Ce genre de match ne se joue à rien, il faut veiller aux moindres détails et faire en sorte que la balance penche du bon côté. »

Un match de ce calibre, cela se gagne souvent sur un corner bien défendu, une transition rapide, une frappe que personne n’avait vue venir. Les Montois le savent, et le capitaine sera là pour rappeler à ses coéquipiers que rien n’est anodin.

Pour Yannick Soubieille et ses coéquipiers, l’objectif est simple : rentrer dans les Landes avec les trois points, et relancer une fin de saison qui promet d’être électrique. Le Stade Montois a construit quelque chose de solide cette année. Il est maintenant temps de le montrer au moment où ça compte le plus.

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