FOCUS – FC DOAZIT
Publié le 24/10/2026
Derby landais et hommage : le FC Doazit, entre reconstruction et émotion
C’est un dimanche qui compte double à Doazit. Relégué de Régional 2 la saison dernière, le FC Doazit s’installe à la deuxième place de la Poule I après quatre journées, avec 10 points, autant que le leader, la Violette Aturine, justement son adversaire de ce week-end. Un derby landais entre les deux premiers du classement, et un stade qui change de nom : voilà de quoi faire de cette journée un rendez-vous à part.
Digérer, puis repartir
Pour Jean-Pierre Dubroca, l’entraîneur chalossais, tout a commencé par un deuil sportif. La descente est tombée « à la dernière minute du dernier match de la saison », alors que son groupe avait le sentiment d’être au niveau à chaque rencontre, tout en laissant filer trop de points. « Il a fallu s’attacher à digérer celle-ci afin de repartir sur un nouveau cycle », résume-t-il.
La préparation a été studieuse, et une dynamique nouvelle est née, tant dans la présence aux entraînements que dans le nombre de joueurs. Quant aux ambitions, le coach ne s’enferme dans aucun chiffre : « Aucun objectif précis », les ambitions évolueront au fil des résultats. L’idée est de donner des repères dans le jeu et de prendre du plaisir.
Un début de saison encourageant, mais perfectible
Dix points en quatre matchs : de quoi sourire, sans pour autant s’enflammer. Jean-Pierre DUBROCA reconnaît que son équipe ne maîtrise pas encore complètement le contenu de ses matchs. La victoire arrachée à la 90e minute, samedi dernier, chez les Portugais de Villenave, en est l’illustration. Face à « une très bonne équipe qui n’est pas à sa place dans ce classement », Doazit s’en est bien sorti, mais le technicien prévient : « Il faudra faire bien mieux si l’on veut rester dans la première partie du classement. »
Un derby face à des amis
Le rendez-vous de dimanche, l’ancien du club n’aurait pas pu le rêver plus beau. La date de l’inauguration avait été fixée dès le début de saison, le derby était programmé contre des amis avec qui Doazit partage les mêmes valeurs, et le challenge sportif s’y est ajouté. « Quoi de mieux pour en faire une belle journée d’hommage, de reconnaissance et de mémoire ? »
En face, l’adversaire sera de taille. Dubroca ne cache pas son respect pour Aire : « Ils ne sont pas là par hasard. » Les Aturins restent sur la dynamique de la saison dernière, où ils ont été « à une minute de faire le doublé coupe-championnat », en totale confiance. Un état d’esprit redoutable, selon lui : « Vous avez le sentiment que rien ne peut vous arriver. » Doazit, lui, vit l’histoire inverse. « On était dans la dynamique inverse et on essaie de reconstruire. On n’en est qu’au début. » La clé ? Répéter les performances dans la durée.
Une infirmerie qui s’étoffe
Le technicien chalossais garde néanmoins un œil inquiet sur l’effectif. Les blessures s’accumulent : Hugo Langlade (opération du genou), Thomas Gardesse et Jules Balhadere (ligaments croisés) sont out pour la saison, tandis que Matthis Molto souffre d’une pubalgie. « Il ne faudrait pas que cette hécatombe continue, sans quoi nos ressources insoupçonnées pourraient s’épuiser. »
Ces ressources, ce sont les joueurs issus de la formation du club. Un seul joueur de l’équipe première n’a pas été formé à Doazit. Une fierté, et une valeur chère à Pierre Darget, qui en était « le premier défenseur ».
Quarante ans au service du club
Dimanche, c’est lui que Doazit célébrera. Pierre Darget, figure emblématique et ancien président, aura donné 40 ans de sa vie au club. Le stade du Mus portera désormais son nom, lors d’une cérémonie qui rassemblera toute la famille doazitienne. « J’espère surtout que ce sera une belle fête », confie Dubroca, qui conclut, fidèle à l’esprit du jour : « Bon match à tous et que le meilleur gagne. »
