FOCUS CROISES : FINALE COUPE DES LANDES FUTSAL
Publié le 13/06/2026
Ce dimanche à Aire-sur-l’Adour, l’AS Cazères et le Futsal Arrigans s’affrontent pour le titre suprême du futsal landais. D’un côté, des champions en quête d’un doublé historique. De l’autre, des finalistes en série qui veulent enfin soulever le trophée.
La scène est posée. La salle omnisports d’Aire-sur-l’Adour accueillera dimanche la grande finale de la Coupe des Landes Futsal, et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’affiche mérite le déplacement. En face à face : l’AS Cazères, l’équipe aux quatre finales consécutives qui n’a jamais pu soulever le trophée, et le Futsal Arrigans, champion de D1 cette saison, ivre d’ambition et porté par une grande communauté de supporters.
Deux formations qui se connaissent par cœur. Elles ont évolué dans la même poule tout au long de l’année, et les joueurs d’Ossages ont dominé les deux confrontations directes. Sur le papier, la hiérarchie semble claire. Mais le football en salle, lui, ne se joue pas sur le papier.
Arrigans, la saison de tous les superlatifs
Du côté des champions, le ton est donné d’emblée. Pour David Pollet, le coach du Futsal Arrigans, l’exercice écoulé n’a pas été une saison ordinaire : « En championnat, une saison quasi-parfaite, ce qui nous a offert notre premier titre de l’histoire du Futsal Arrigans. » Une première. Un moment fondateur pour un club qui monte en puissance et qui ne compte pas s’arrêter là.
Mais si le titre de D1 était la cerise sur le gâteau, la coupe a failli ne jamais leur offrir cette finale. En demi-finale, face au tenant du titre venu de R1 et grand favori de la compétition, les rouges et blancs ont arraché leur billet au bout des tirs au but, dans un scénario que Pollet lui-même qualifie de « victoire inespérée ». Un frisson supplémentaire qui a soudé le groupe et décuplé les ambitions.
Alors favori de cette finale ? L’entraîneur refuse de céder à l’arrogance : « Je dirais que c’est du 50/50. Nous sommes certes champions de D1, mais l’AS Cazères en est à sa quatrième finale de Coupe des Landes. L’expérience est à leur avantage. » Une lucidité qui en dit long sur le sérieux avec lequel les Ossageois abordent ce rendez-vous. Le facteur clé pour l’emporter ? « Le mental et le sérieux de l’événement. »
Cazères, l’obsession d’une couronne qui se dérobe
De l’autre côté du parquet, l’AS Cazères arrive avec ses cicatrices et sa soif de revanche. Trois finales perdues. Trois fois, le trophée a échappé aux mains des joueurs de Florian Boyer. Et pourtant, le coach cazériens n’affiche aucune fêlure, seulement une détermination intacte : « Nous portons forcément un regard très positif sur cette saison. Terminer deuxièmes de D1 et se qualifier une nouvelle fois pour la finale, c’est la preuve de la régularité et du travail accompli par ce groupe. »
Quatre finales consécutives. Le chiffre, en lui-même, est une performance que peu de clubs du département peuvent revendiquer. Boyer en est conscient, et il y voit un atout psychologique précieux : « Ces expériences nous ont fait grandir. Elles nous ont appris ce qu’il fallait faire, mais aussi ce qu’il fallait éviter dans les moments décisifs. Aujourd’hui, le groupe est plus mature. »
Pour le technicien cazériens, la clé du match sera mentale autant que tactique : « Une finale ne se gagne pas forcément avec les plus belles actions, mais souvent avec l’équipe qui reste concentrée, disciplinée et capable de répondre présente dans les moments importants. » Un message clair, adressé autant à ses joueurs qu’à ses adversaires.
Un duel, deux destins
Voilà donc le décor d’une finale qui oppose deux philosophies, deux histoires et deux ambitions. Les joueurs d’Arrigans, portés par l’élan d’une saison historique et un public en fusion — Pollet leur adresse un « MERCI ! » vibrant avant même le coup d’envoi —, rêvent d’un doublé qui marquerait les esprits. Cazères, elle, joue peut-être sa dernière carte dans cette série de finales, avec l’envie farouche d’écrire enfin « une belle page de l’histoire du club », selon les mots de leur entraîneur.
Un 50/50, comme le résume si bien David Pollet. Ce dimanche à Aire-sur-l’Adour, les chiffres s’effaceront. Il ne restera que le terrain, les jambes, les têtes et un trophée pour deux.
